De la cohérence dans le discours. Le cas de la communication intraorganisationnelle
Nom de l’Auteur: Dan Stoica
Fonctions: Proffeseur associe
Rattachement institutionnel: Universite “Al. I. Cuza”, Faculte de Lettres
Adresse electronique:
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Publicat in Colocviul 2007, Sectiunea a II-a, Comunicarea interna
Quand on regarde le problème de la cohérence sous une perspective logique, c’est le principe de la non contradiction que l’on prend pour base: une suite de propositions sur un même sujet est cohérente s’il n’y a pas de contradiction entre ce que ces propositions soutiennent. Certes, il faut préciser qu’il s’agit de considérer les faits en un seul et même moment et sous le même aspect. On ne peut, donc, affirmer et nier, en même temps et sous le même rapport, une caractéristique relativement à un objet. Dans le discours, le fait de prendre une suite d’énoncés comme un tout tient déjà à la logique de la conversation (Grice) et c’est toujours leur appartenance au même thème qui détermine une telle apréhension.
Ce n’ast pas par hazard que nous avons fait référence à Paul Grice: il nous sert, on l’a vu, pour glisser vers le domaine du discours ce qui fut présenté avec référence au domaine de la logique. Même si l’écart ne semble pas si grand – surtout en pensant aux étroites liaisons entre logique et langage – nous pourrons remarquer des différences d’approche, quant à la cohérence, entre les deux domaines. Nous commencerons par quelques remarques d’ordre général.
D’abord, la différence entre un principe qui fonctionne dans une science (le principe de la non contradiction, en logique) et un principe d’existence d’une activité (la contextualisation, comme principe d’existence du discours). Le premier est toujours valable, il est objectif, nécessaire et incontournable; le deuxième parle de l’institution d’une activité, toujours nouvelle, toujours unique, au contenu toujours subjectivement proposé et accepté, et qui rend le contenu de cette activité valable seulement dans un certain contexte (autrement dit, irrépétable).