Les pôles d’excellence: facteurs de synergie en terme de communication inter organisationnelle permettant une approche intégrative et holistique de l’innovation
Nom de l’Auteur: Franck Debos
Fonctions: Chercheur au laboratoire I3M, Professeur Associé IUT Nice Côte d’Azur, Directeur de Recherches Groupe IDRAC.
Rattachement institutionnel: IUT Nice Côte d’Azur, Groupe IDRAC
Adresse électronique:
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CONTEXTE : la présente proposition de communication découle d’un travail de recherche effectué par des membres du laboratoire I3M, financé par le conseil général des Alpes Maritimes et concernant la technopole de Sophia-Antipolis.RESUME : Depuis quelques années, l’immatériel, c'est-à-dire la capacité à innover, à créer des concepts et produire des idées est devenu le facteur clé de la croissance économique mondiale.Au capital matériel s’est substitué le capital immatériel à savoir celui « des talents, de la communication et du savoir » (M LEVY – J P JOUYET 2006, rapport de la commission ministérielle sur l’économie de l’immatériel).
Cette économie fondée sur le savoir peut se caractériser par (D FORAY 2004 Rapport CAE) :
La progression historique des investissements en connaissance (Formation, R&D et logiciels).
La montée en puissance des TIC.
La tertiarisation continue des pays développés et sans cesse croissante dans les pays émergents comme les BRIC.
L’importance des « Spillovers » (Accès libre à des connaissances partagées et publiques comme les logiciels libres).
De plus, la financiarisation des économies développées et la mondialisation qui engendre une « désintégration verticale de la production » (D COHEN 2006) accentuent ce basculement vers l’immatériel.
Lorsque l’on analyse les conditions du développement de cette économie du savoir, nous identifions l’investissement en formation et R&D, le développement des TIC, la croissance et la partage des innovations mais aussi la nécessité d’une polarisation territoriale organisée efficacement pour créer une synergie entre ces facteurs afin de renforcer la communication inter organisationnelle.
Dans le même temps nous pouvons constater une certaine redondance des idées « innovantes » dans les divers centres de recherche des entreprises (E SEUILLET 2005).
Ces dernières font en effet souvent référence aux mêmes concepts car utilisent des démarches très similaires (Etudes de marché classiques centrées sur des enquêtes par sondage, benchmarking, veille environnementale, stratégie de « me too », utilisation des mêmes cahiers de tendances ou études d’experts, études qualitatives utilisant des entretiens semi directifs, des focus group etc.).
Cette situation entraîne logiquement une faiblesse manifeste à créer, une domination de l’innovation reproductrice et peu de biens et services auxquels le consommateur ne s’attend pas tout en respectant ses désirs où ses frustrations.
Il paraît nécessaire de développer une synergie au plan communicationnel entre les concepteurs, ingénieurs et marqueteurs de l’entreprise avec des laboratoires de recherche publique, des artistes, des designers, des « renifleurs de tendances », des cultures minoritaires ou encore des acteurs du milieu associatif (association d’internautes, alter consommateurs, associations valorisant le développement durable ou la RSE, etc.).
OBJECTIF ET QUESTIONNEMENT
L’objectif de ce papier est de tenter de démontrer que ces différents acteurs pourraient communiquer et interagir de façon structurée autour de pôles d’excellence, de compétitivité rassemblant universités, entreprises, laboratoires, start up, artistes, écoles de commerce et d’ingénieurs.
Dans ce contexte, le questionnement central est le suivant : Le positionnement, la notoriété et surtout la philosophie fondatrice de la technopole Sophia-Antipolis (la fertilisation croisée, l’agora des connaissances) ne la prédispose t’elle pas à devenir un modèle de référence au plan de la mise en place de ces nouveaux processus et dispositifs d’innovation ?
METHODOLOGIE ADOPTEE :
Une série d’entretiens semi directifs auprès d’organismes et d’associations Sophipolitaines (En cours depuis le mois de février) ainsi que d’entreprises représentatives de la technopole.
Une étude documentaire des informations concernant la technopole (Internet, Presse économique locale, PQR, etc.).
MOTS CLES : Economie de l’immatériel – Innovation – Fertilisation croisée – Communication inter organisationnelle.